Conférence sur les Globes de Mariés par Bruno Nogues

un public passionné…

Ce sont une quarantaine de personnes qui ont assisté à la conférence donnée par Bruno NOGUES sur les Globes de Mariés dans la galerie d’Arz du Musée Marins & Capitaines samedi dernier. Ce ne sont pas moins de vingt globes de mariés qui sont exposés jusqu’à fin décembre.

A la campagne, au 19ème et au début du 20ème siècle, la coutume voulait que la jeune épouse conserve sa couronne de mariée sous une cloche de verre posée sur un socle de bois, appelé globe de mariée (ou à l’intérieur d’une boîte ou d’un coffret vitré, mais c’était moins fréquent). Cette coutume était très fréquente en Bretagne, mais on la retrouvait également dans d’autres régions de France.

Le lendemain des noces, la mariée plaçait donc à l’intérieur de ce globe sa couronne de fleurs d’oranger (naturelle ou artificielle) puis, au fil des années, elle y ajoutait des objets symboliques (mèche de cheveux, bouquet déposé dans un petit vase en porcelaine blanche, souvenirs du baptême de ses enfants, angelots, oiseaux, …).

Elle conservait précieusement ce globe sa vie entière, dans la chambre conjugale.

La couronne reposait sur un petit coussin en velours, souvent de couleur rouge, parfois rose et plus rarement bleu (en Ile-de-France).

Les ornements décoratifs et les petits miroirs, déposés eux aussi à l’intérieur du globe, n’étaient pas là par hasard, ils avaient une signification symbolique selon leur nombre ou leur forme : le miroir central symbolise le reflet de l’âme, la vérité, les miroirs triangulaires la fécondité, ceux en losanges l’union et le bonheur en amour, les rectangulaires le nombre d’années entre les fiançailles et le mariage.

De même pour les décors en laiton : le lierre symbolise la permanence du désir, les feuilles de chêne la force, l’amour et la longévité, les feuilles de tilleul la fidélité et la fécondité et enfin les grappes de raisin l’abondance et la prospérité.

Une exposition passionnante sur nos traditions à découvrir jusqu’à fin décembre au Musée Marins & Capitaines de l’ile d’Arz.

Expo sur les GLOBES DE MARIÉS par Bruno NOGUES

A la campagne, au 19ème et au début du 20ème siècle, la coutume voulait que la jeune épouse conserve sa couronne de mariée sous une cloche de verre posée sur un socle de bois, appelé globe de mariée (ou à l’intérieur d’une boîte ou d’un coffret vitré, mais c’était moins fréquent).
Le lendemain des noces, la mariée plaçait donc à l’intérieur de ce globe sa couronne de fleurs d’oranger (naturelle ou artificielle) puis, au fil des années, elle y ajoutait des objets symboliques (mèche de cheveux, bouquet déposé dans un petit vase en porcelaine blanche, souvenirs du baptême de ses enfants, angelots, oiseaux, …).
Elle conservait précieusement ce globe sa vie entière, dans la chambre conjugale.
La couronne reposait sur un petit coussin en velours, souvent de couleur rouge, parfois rose et plus rarement bleu (en Ile-de-France). Les ornements décoratifs et les petits miroirs, déposés eux aussi à l’intérieur du globe, n’étaient pas là par hasard : ils avaient une signification symbolique.

A NOTER : CONFÉRENCE par Bruno NOGUES le SAMEDI 28 SEPTEMBRE à 15h30 au musée Marins & Capitaines (entrée gratuite) sur les Globes de Mariées

EXPO FRANÇOIS JOUAS-POUTREL dans le hall d’entrée du musée

Pour le jeune François qui vit à Paimpol avec ses parents, tout a commencé par hasard lorsqu’il ouvre un livre trouvé dans une bibliothèque : c’est le récit héroïque d’un gardien de phare. Cette lecture enfantine décidera de sa vie. C’est la naissance d’une vocation…A 21 ans il abandonne ses études de Lettres et rentre aux Phares et Balises. D’abord gardien auxiliaire aux Triagoz (face à la baie de Lannion), aux Héaux de Bréhat puis au Grand Lejon en baie de St Brieuc, il est ensuite affecté au Phare des Roches-Douvres où il restera 21 ans…
Issu d’une famille d’artistes, il s’intéresse à l’art. Entre vie en mer et vie à terre, François dessine et peint avec une maitrise étonnante.
Un soir, dans son phare des Roches-Douvres, il feuillette quelques pages sur un peintre célèbre. Une question lui vient à l’esprit : comment cet artiste aurait-il peint son phare ?
Après un premier dessin, il en fera plus de 60 autres “à la manière de…”

Une partie de ces dessins est exposée dans notre musée.

A voir absolument…

…”

"Il existe trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts et ceux qui vont sur la Mer" – – Aristote