La démarche de Catherine Reny mêle peinture et gravure dans un dialogue puissant et fécond.
La couleur traverse ses œuvres et s’y répand comme un pollen. Les bleus vibrants, les « jaune indien » et les rouges éclatants viennent percuter des tonalités sourdes, fangeuses, des terres d’ombre, des noirs mats jusqu’à trouver un point d’équilibre et créer un rapport d’harmonie.
Evelyne Simonin
Installée dans le Morbihan depuis quelques années, Evelyne Simonin développe des champs d’investigation transdisciplinaires qui explorent la formation de la figure, sa place, sa présence spontanée dans l’espace.
En 1868, est mis à l’eau au chantier de Méan (Loire Inférieure) un brick-goélette de 126 tonneaux, pour le compte d’Alexandre Couëdel père, du Bourgneuf en Arzon. C’est l’apogée du cabotage à voiles. En 1900, ce brick est dépecé au chantier de Porh Leen, au fond du port de Port-Navalo. C’est la fin du cabotage à voiles. Mais pourquoi, d’abord, ce baptême Petit Joseph ? Le 12 janvier 1868, la goélette arzonnaise Candide fait naufrage sur les côtes de Sardaigne non loin de Porto-Torres. Tout l’équipage, composé de 8 Arzonnais, périt. Parmi eux : – Jacques Stéphany, 50 ans, capitaine ; – Joseph Stéphany, 12 ans, mousse, fils du capitaine. C’est lui le « Petit Joseph ». C’est en souvenir de ce dernier qu’Alexandre Couëdel et la famille Stéphany choisissent ce baptême. Cette dernière participe au financement des navires et leur fournit des capitaines intérimaires. On peut imaginer le drame causé par la disparition de 8 hommes recrutés dans la même famille voire dans le même village ! Sans compter le jeune âge du mousse !